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L’Avent : Dieu vient, Dieu est là

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            Maranatha ! Viens, Seigneur Jésus ! Ces mots résonnent à nouveau dans le cœur de toute l’Eglise. Nous voulons voir Jésus, nous voulons l’accueillir au plus profond de nos existences. Une nouvelle année liturgique commence, et cette année commence avec ce cri qui doit exprimer le plus grand désir du cœur de l’homme : que Jésus vienne ! Pour changer nos vies, pour changer le monde, pour nous faire connaître le visage du Père, pour nous introduire dans cette fournaise d’Amour qu’est Dieu. Pour nous épanouir en tant qu’hommes et femmes. Pour nous indiquer le chemin, pour nous guérir, pour nos apprendre à aimer et à nous donner, pour fortifier notre espérance. Jésus vient ! Notre supplication n’est pas une demande qui pourra être écoutée ou pas. C’est une certitude qui est déjà exaucée ! Ce Jésus que nous appelons, Il vient, c’est sûr.

L’Eglise utilise deux mots pour exprimer un désir et une vérité fondamentale en ce temps d’Avent : marana-thà, qui signifie : « Viens, Seigneur Jésus ! » et aussi le même cri avec une nuance : maran-athà, « le Seigneur est là ! » Jésus va venir pour anéantir le mal, pour renouveler la face de la terre et instaurer le royaume du bonheur. Mais Jésus est déjà ici, au milieu de nous. Saint Bernard parlait de trois venues du Seigneur : la première, c’est sa première venue dans la chair. La troisième sera la parousie, le retour définitif de Jésus sur les nuées. La deuxième, c’est une venue cachée, dans la vie ordinaire, en toute simplicité, mais aussi réelle que les deux autres. Jésus est là, il faut se réveiller pour l’apercevoir. C’est en prenant conscience de cette réalité que l’Eglise nous invite à chaque Avent à renouveler la vigilance du cœur, qui se fait par l’attention aux réalités d’en haut, par la pénitence et par la prière.

Le Seigneur vient ! Or, celui qui l’a aperçu caché, dans sa vie ordinaire, se rendra compte lorsque le Seigneur viendra le prendre avec Lui, et n ‘aura rien à craindre ! Comme nous dit un psaume, « rien à craindre des terreurs de la nuit » Le Dieu qui vient, vient avec une nouvelle force : Il est déjà là, mais Il vient à nouveau, et voilà toute la différence : comme des gouttes d’eau qui par leur insistance de tomber sur un même point, finissent par se creuser un espace par où passer. Dieu vient, Dieu insiste. Dieu nous aime ! Il ne cesse de venir, Il frappe à notre porte. N’endurcissons pas notre cœur, comme nous l’avons déjà fait maintes fois ! Ne faisons plus attendre un Dieu si amoureux des hommes !

En ce temps d’Avent, il sera aussi question  de faire mémoire de l’incarnation de Jésus dans le sein de Marie. Dieu vient, non pas par une quelconque formule magique : Dieu vient en descendant. « C’est ce qui a rendu possible que son véritable titre de noblesse ne soit finalement ni Roi ni Seigneur ni d’autres attributs de puissance, mais un mot que nous pourrions également traduire par ‘enfant’. Or, si l’enfance occupe une place si éminente dans la prédication de Jésus, c’est parce qu’elle est en lien étroit avec son mystère le plus personnel, sa filiation. » (Joseph Ratzinger, Le Dieu de Jésus Christ, Fayard) Alors, tous ceux qui voudront vivre un Avent fructueux, devront suivre le même chemin : Pendant l’Avent, Dieu ne se trouve que dans les mangeoires, dans la simplicité, dans la pauvreté, dans notre humanité. Point de Dieu dans les hauteurs, Dieu est là, au cœur de nos misères les plus profondes, Il est miséricordieux.

Et alors apparaît un personnage de poids : Jean Baptiste, qui est plus qu’un prophète, nous disait Jésus. Il nous montre Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, Il enlève le péché du monde ! » (Jn 1,29). C’est comme s’il nous disait : ‘Si vous voulez le rencontrer, sachez qu’Il enlève vos péchés : pour le rencontrer, il faut vouloir changer de vie. Jésus ne viendra pas nos conforter dans nos vieilles habitudes : Il vient nous convertir. Seuls ceux qui voudront vraiment naître de nouveau découvriront Jésus en cet Avent.’ Le désir de Dieu trouve donc toute sa place dans la spiritualité de l’Avent. Ce désir se nomme espérance : la certitude que Dieu vient, et qu’Il enlève mes péchés, Il naît en moi pour me faire renaître. Il ne faut pas avoir peur, mais entrer dans une espérance joyeuse. L’espérance chrétienne ressemble à quelqu’un qui a gagné au loto mais n’a pas encore reçu le prix ; il a gagné, et il attend joyeusement le prix. Le prix que le Seigneur veut nous donner en cet Avent c’est un cœur nouveau. Il nous le donnera ! « L’Avent est le temps le plus propice pour les cœurs durs » (saint Jean d’Avila). Entrons alors dans cette joyeuse espérance, si nous voulons recevoir ce grand prix.

Que la Vierge Marie, signe visible de ce Dieu caché qui est déjà là, nous aide à vivre un Avent rempli de consolation, puisque la consolation de Dieu c’est le Consolateur.


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